Internet·Lectures·Milieu de garde·Parents

Série CPE : Qualités et défauts des garderies du Québec

Grandir

L’Institut de la statistique du Québec lancera en 2014 sa seconde étude sur la qualité des milieux de garde du Québec (CPE, milieu familial et garderie confondus). La première étude, Grandir en qualité, remonte à 2003. On décrivait entre autre les points forts et les points à travailler services de garde au Québec.

– 18 mois et moins

Forces : 

1. « La qualité de l’expérience vécue par les poupons en installation est considérée comme étant bonne ou même très bonne par rapport aux principes du programme éducatif, tant pour l’accueil, pour les repas que pour la fin de la journée. »

2. « Plus concrètement, on constate généralement que l’éducatrice en pouponnière décode très efficacement les messages des poupons (item 335 : 3,82), qu’elle utilise un langage approprié pour s’adresser à eux (item 336 : 3,73) et que par ses qualités, elle contribue au développement de relations interpersonnelles solides avec eux (item 3310 : 3,65). En plus de tous ces aspects positifs, les données montrent qu’à la fin de la journée, l’éducatrice accorde de l’attention à tous les poupons. »

3. « La capacité de l’éducatrice de formuler des consignes adaptées aux poupons (item 325 : 3,83), de faire preuve de constance et d’impartialité dans l’application des consignes (item 328 : 3,76), d’avoir une vue d’ensemble du groupe de poupons dont elle a la responsabilité (item 329 : 3,71), et de partager la prise de décision avec les poupons en tenant compte de leurs capacités. »

Faiblesses : 

1. « Par ailleurs, l’aménagement des lieux permet peu le contact direct avec le matériel, limitant ainsi la possibilité pour les poupons de choisir et de manipuler les objets. »

2. « En général, les éducatrices n’interviennent pas assez sur le plan de l’organisation physique et matérielle du local de façon à valoriser le jeu et sur celui des initiatives des poupons dans leurs jeux qui ne sont pas suffisamment soutenues par les éducatrices. »

3. « L’enquête permet également de constater que les activités extérieures sont en moyenne peu valorisées par les éducatrices et que ces dernières ne sont pas suffisamment actives auprès des poupons pendant les jeux extérieurs. »

– 18 mois à 5 ans

Forces : 

1. « On note que l’éducatrice formule des consignes très bien adaptées au groupe d’enfants (item 326 : 3,90) et qu’elle fait preuve de constance et d’impartialité dans leur application (item 329 : 3,66). De plus, l’éducatrice s’assure bien d’avoir une vue d’ensemble du groupe (item 3210 : 3,52) et fait en sorte que la collation se déroule dans un climat détendu. »

2. « Il s’avère que le soutien apporté aux enfants par l’éducatrice pour les aider à bien vivre la transition entre la famille et le service de garde éducatif est adéquat en général (item 515 : 3,61) et que l’éducatrice exprime bien ses besoins, ses attentes et ses limites (item 339 : 3,56). On note que l’éducatrice écoute activement les enfants (item 331 : 3,50), ce qui suppose, notamment, qu’elle adopte des stratégies de communication permettant de s’assurer de bien comprendre les messages des enfants et qu’elle saisit à la fois leurs messages verbaux et non verbaux. »

3. « On note la présence d’éléments tels que la logique du système de rangement connue des enfants, le partage des tâches relatives au rangement entre les enfants et l’éducatrice et le rituel annonçant les périodes de rangement (item 551 : 3,48), et les périodes transitoires qui sont bien organisées. »

Faiblesses : 

1. « L’analyse par item permet d’avancer notamment que des efforts pourraient être consentis pour que le matériel à l’intérieur, dans la cour et au parc favorise davantage toutes les dimensions du développement des enfants, dont le développement psychomoteur. Pour ce qui est des jeux extérieurs, en plus du manque de matériel déjà relevé par rapport à certains aspects du développement des enfants, il s’avère selon les données que les éducatrices ne sont généralement pas assez actives auprès des enfants pendant ce type d’activités. »

2. « L’éducatrice n’emploie pas assez de stratégies permettant un soutien adéquat des initiatives personnelles des enfants dans leurs jeux et que généralement les enfants ne bénéficient pas d’une période de réflexion ou d’un retour agréable sur les activités qu’ils ont réalisées, puisque dans 74 % des cas l’éducatrice n’organise pas ce genre de moment d’échange (données non présentées). La faiblesse notée quant à la capacité de l’éducatrice à soutenir les initiatives personnelles des enfants dans leurs jeux […] pourrait signifier qu’une attitude d’acceptation tacite des jeux des enfants est adoptée par l’éducatrice au détriment du rôle actif souhaité de sa part. »

3. « Des lacunes sur le plan de la valorisation de l’entraide et du partage entre les enfants ou de la stimulation de jeux coopératifs, ou encore à des attitudes chez les éducatrices favorisant un climat compétitif entre les enfants. »

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s