Informations·Profession

Fausse pénurie

pénurieAujourd’hui, dans l’émission du 15-18 à Radio-Canada, on parlait des élèves en difficulté. On disait, entre autre, que les élèves en difficulté n’obtiennent souvent pas les services dont ils auraient besoin pour développer leur plein potentiel. Et la journaliste a également souligné qu’il y avait PÉNURIE D’ORTHOPHONISTE au Québec. Elle n’est pas seule, beaucoup de personnes sont persuadées qu’il y a pénurie d’orthophoniste au Québec. Et pourtant !

En 2015, cette pénurie, elle n’existe plus. Au Québec, chaque année, plus de 150 nouvelles orthophonistes sortent des universités. Déjà en 2010, l’Ordre des orthophonistes et des audiologistes du Québec (OOAQ) le précisait très clairement dans un article : la pénurie est maintenant chose du passé.

Les étudiants en orthophonie savent depuis quelques années que l’avenir au public (dans les milieux de la santé ou de l’éducation) est moins rose qu’avant. Certaines finissantes veulent travailler au public et, ne trouvant pas d’emploi, elles offrent leurs services au privé.

Alors, la prochaine fois que quelqu’un fera référence à la « pénurie d’orthophoniste au Québec », merci de lui indiquer gentiment que ce n’est plus le cas ! Les orthophonistes sont encore intéressées à travailler au public. Ouvrez des postes, vous verrez, elles seront présentes !

Publicités

11 réflexions au sujet de « Fausse pénurie »

  1. Pourtant, il manque de services en orthophonie dans les écoles…

    Pour les orthophonistes intéressés à travailler dans un centre de réadaptation, le CMR offre régulièrement des emplois en orthophonie.

    1. C’est faux, il n’y a pratiquement pas d’ouverture de poste, il s’agit la majorité du temps, de remplacements de congé de maternité (temps partiel, 6 mois, 1 an maximum)… et je vous dirais que sur les 150 finissants et finissantes par année, avec 5 ou 6 contrats par années qui sortent, et ce, allant de Granby à Valleyfield, ça ne fait pas beaucoup au total. Pour ce qui est du manque de service dans les écoles, c’est justement ce que cet article tente de dénoncer! Il manque de service car il y a souvent une orthophoniste ou deux pour couvrir un énorme territoire. Laissez les orthophonistes entrer dans le système public et il y en aura des services, et moins de «burn-out» en prime!

      1. Je suis d’accord avec vous, il manque de poste en orthophonie pour répondre aux besoins des élèves, mais il est vrai que dans certaines régions, des postes peuvent être affichés durant un certain temps avant d’être comblés. La première étape est réellement de convaincre le public, les gestionnaires et les établissements que la pénurie n’est pas d’actualité et qu’ils ont donc tout intérêt à ouvrir des postes en orthophonie 😀 Il ne faut pas non plus se décourager des remplacements, de nombreuses orthophonistes ont d’abord effectué un remplacement dans un établissement avant d’accéder à un poste.

    2. Merci pour votre commentaire ! Personnellement, je ne connais pas de commission scolaire où des postes en orthophonie sont vacants. Les régions plus éloignées ont peut-être plus de difficultés à combler toutes leurs offres d’emploi, mais est-ce plus facile en psychologie ? ou pour d’autres spécialistes ? De mon expérience, les remplacements offerts en début d’année scolaires sont souvent comblés par des orthophonistes ou par des finissantes. Dans tous les cas, si les offres ne sont pas comblées, ce n’est pas à cause de la pénurie 😉

    3. La Commission scolaire de Laval vient de refuser officiellement le service d’orthophonie à mon fils dyslexique-dysorthographique avec un TTA. Le comité de révision des plaintes ne savait même pas combien il y a d’orthophonistes dans leur commission scolaire!!! Mon dernier recours est le Protecteur de l’élève. Je continue de demander!

  2. La situation est particulièrement difficile pour les finissantes qui souhaitent travailler dans la région de Qc je crois.

    Ailleurs (et pas nécessairement région, à moins que 20 minutes de Mtl pour le territoire Terrebonne et Repentigny soit considéré comme en région 😉 ) il y a des postes vacants. À la CS où je travaille, il y a eu des entrevues cette semaine donc des postes étaient vacants. Les postes qui y étaient offerts sont probablement maintenant comblés car il y a eu des entrevues cette semaine, mais depuis au minimum les 5-6 dernières années il y a bel et bien eu 2-3 postes/année offerts (en plus des remplacements). Donc effectivement, il n’y a plus de pénurie, mais ce n’est pas vrai de dire qu’il n’ a pas d’embauche non plus en région urbaine, il faut surveiller les offres et contacter les différentes instances publiques, envoyer son CV souvent et accepter peut-être des offres sur un territoire un peu plus élargi…

    1. Merci pour votre commentaire ! Je ne connais pas la situation de votre région, mais la région de Qc n’est pas la seule où l’emploi au public est se raréfie (plus d’intéressées que d’offres). D’autres régions affichent complets et les opportunités au public y sont parfois rares. Dû aux coupures budgétaires, les établissements enlèvent des journées aux orthophonistes qui sont en remplacement, n’affichent pas un remplacement, etc. J’entends souvent des employeurs du public (CSSS, Commission scolaire) dire : « ça ne sert à rien d’ouvrir un poste en orthophonie, car il n’y en a pas d’orthophoniste à cause de la pénurie ». Je trouve ça bien dommage qu’on donne pas la chance aux orthophonistes qui pourraient être intéressées de poser leur candidature. À mon sens, on a trop souvent associé dans les médias « orthophonie » & « pénurie » (beaucoup plus que pour d’autres professions) et, comme vous le dites, ce n’est plus d’actualité aujourd’hui =)

      Vous soulevez avec justesse un autre problème en indiquant qu’il peut être difficile pour les personnes intéressées de connaître les offres qui sont disponibles. Et là, c’est à mon sens une responsabilité partagée entre l’employeur qui doit faire connaître son offre d’emploi et l’orthophoniste qui doit garder l’oeil ouvert et envoyer son C.V. au cas où quelque chose s’ouvrirait 😉

  3. I graduated from SLP in Quebec in 2008 and the job market there wasn’t great then even for a fully bilingual person. I spent 2 years in part time jobs ‘en region’, made enough to pay back my student loans, and then in 2010 left. Haven’t looked back since.

    Having said that though, I suspect the SLP job market across the entire country is not that good. I know a colleague who moved to Halifax and after 1 year part time temp replacement in the schools, she couldn’t find another contract and is now doing other jobs. Similarly BC is starting to look somewhat saturated…

    I think students coming into the field anywhere in Canada should know that while there is a need for SLPs, it doesn’t mean that the money or positions are actually there. What’s more, the public SLP positions in heath and education are often the first to be cut because we are rarely deemed an ‘essential service’ by manager who don’t understand what we do. There should be a dose of realism instead of the oft-quoted, ‘oh, you’ll have no difficulty finding a job’. Heck, even the jobs in the Yukon aren’t easy to get with today’s competitive market.

    1. Thanks for your comment ! I totally agree with you. I constantly get the same no-difficulty-finding-a-job-because-you’re-an-SLP-and-there-is-so-much-need. I think all we are asking for is, like you said, a dose of realism. If the false belief of the « pénurie » is still going around, this ain’t nothing to persuade managers to open SLP job.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s